L'art de l'escrime japonaise au sabre, appelé Kendo,
de voie : Do, du sabre : Ken,
se présente sous la forme d'une escrime qui met en présence, face à face, deux combattants revêtus d'une armure, qui cherchent mutuellement à porter des frappes ou à les éviter, au moyen d'un sabre en bambou (shinai) manié à deux mains.
Discipline martiale à l'origine, le Kendo est devenu également depuis 1970 un sport international de compétition. Il est, comme quelques autres arts martiaux, né au Japon mais n'a pas subi, quant à lui, de transformations sous l'influence occidentale.
Dans son pays d'origine, le kendo, parmi les autres arts de combat issu du Budo japonais, est sans nul doute celui dont l'histoire est la plus ancienne et la plus intimement lié à la culture nationale japonaise.
Elaboré à la fin du XIXème siècle, le Kendo est l'aboutissement moderne des anciennes techniques japonaises de combat au sabre, ken jutsu ou gekiken, elles-même développés et héritées des combats singuliers et de plus d'un millénaire d'expérience sur les champs de bataille de l'ancien Japon.
Durant cette période, du VIIe au XVIIe siècle, l'usage de l'arc, des armes blanches de tous genres, puis des armes à feu composa l'essentiel de l'existence du guerrier, mais c'est dans le sabre que le bushi finit par déposer la quintessence de sa raison d'être et de disparaître.
Le Kendo, après la Seconde Guerre mondiale, a peu à peu défini sa voie.
Discipline propre à former le corps et le c½ur de l'être humain.
Le Kendo par le respect d'autrui qu'il impose, veut contribuer à une meilleure harmonie sociale, et en fin de compte, à la Paix.